Maneki neko, le chat tutélaire

Le maneki neko (littéralement, en japonais, le chat qui invite) est cette statuette porte-bonheur représentant un chat à la patte gauche levée et souvent articulée, qu’on voit dans les vitrines des bazars ou des restaurants asiatiques. Elle est généralement en céramique peinte mais peut être aussi en métal ou en plastique. On l’aperçoit dans le deuxième épisode de la série télévisée « Sherlock » (« Le Banquier aveugle »), trônant dans une boutique orientale de Londres baptisée… « The Lucky Cat ». Son origine est japonaise mais son usage est aussi répandu dans le monde chinois.

Maneki neko en plastique, fabriqué en Chine

Le geste, rappelant celui du chat se nettoyant l’oreille, est un signe d’invitation dans la culture asiatique ; par extension, il vise à attirer les clients et donc à amener la fortune. Plusieurs légendes tentent d’expliquer l’origine de cette croyance, relativement récente (fin XIXe s.) ; toutes ont pour point commun le rôle salvateur ou protecteur joué par un chat envers son propriétaire ou envers des passants. Le chat du maneki neko porte un collier rouge orné d’une clochette ou d’un médaillon, comme les chats des riches personnalités de l’époque Edo et une bavette verte ; il tient dans l’autre patte une grosse pièce de monnaie ovalaire en or de l’ère Edo, appelée koban, sur laquelle figurent trois kanji signifiant « dix millions de ryo » (ancienne monnaie japonaise). Placée sur le comptoir d’une boutique, la statuette est censée assurer un bon rendement ; dans une maison, elle portera chance à ses propriétaires.

Enseigne d’une boutique nantaise

La couleur du chat possède aussi sa symbolique :

  • le doré attire richesse et fortune
  • le blanc porte chance
  • le noir éloigne le mauvais sort
  • le vert est associé à la santé
  • le rouge est associé à l’amour

Le chat pris généralement pour modèle du maneki neko est un bobtail japonais, à queue courte et fourrure blanche parsemée de taches noires ou/et rousses.

Sous l’effet du marketing, profitant de la vogue japonisante des objets kawaii (« mignon » en japonais), le maneki neko se décline sous différentes formes de marchandises : tirelires, tasses, bijoux de sac ou de portable, porte-clefs, coussins, etc. Le personnage d’Hello Kitty, créé en 1974 par la compagnie japonaise Sanrio, est probablement inspiré du maneki neko ; c’est aussi un bobtail japonais.

Théière en devanture d’un magasin à Saint-Mihiel (Meuse)
Logo de la société de production Maneki Films créée en 2009

Pour en savoir plus :

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